Le dernier CAS s’est déroulé le 30 novembre 2004 en collaboration avec le Club Immobilier et nos universités partenaires : HECMontréal et Bocconi.
Eric GUILPART, Directeur Marketing et Communication de la Compagnie des Alpes nous a accueilli au siège de sa société à Boulogne Billancourt où il nous a présenté 15 ans d’histoire de la Compagnie des Alpes, 1er producteur de loisirs en Europe avec plus de 18 millions de visiteurs dans 16 stations de ski et 13 parcs de loisirs dont le Musée Grévin et le parc Astérix. Désormais privatisée, avec plus d’un tiers de son capital flottant, la CDA a relevé plusieurs défis:
1. Étirer la saisonnalité de l’activité en complétant les activités d’exploitation de remontées mécaniques concentrées sur 4 mois d’hiver par des activités de gestion de parcs de loisirs au printemps-été.
2. Répartir le risque géographique. Très concentrée sur les Alpes du Nord, la CDA a investi ces dernières années sur des parcs de loisirs dans 5 pays d’Europe et s’est ouverte aux Alpes du Sud avec un projet en cours à Serre Chevalier.
3. Élargir l’offre de services. 16 millions d’euros ont été investis dans le Vanoise Express, cette nouvelle télécabine qui a permis de réunir au sein d’un même domaine « Paradiski », la Plagne, Les Arcs et Peisey-Vallandry.
Le salon Colbert de l’Assemblée Nationale a accueilli, le 31 mars 2004, pour une table ronde :
- Sébastien Huyghe, député du Nord qui a remis durant l’hiver un rapport au Premier Ministre sur l’attractivité de la France pour les sièges sociaux
- Robert Maury, Directeur exécutif de l’ADERLY, en charge d’attirer les investisseurs étrangers en région lyonnaise
- Jérôme de Vitry, Président de Completel France, qui a mis en œuvre un mode de développement original de Completel dans les régions françaises.
Les trois responsables ont présenté un regard croisé sur la stratégie de la France et de la région lyonnaise pour attirer et fidéliser des fonctions décisionnelles sur le territoire ainsi qu’un cas pratique d’entreprise de services qui s’est développé dans les régions françaises à un rythme accéléré :
- Pour le député Huygue, les mesures sur les impatriés ou la réforme de la taxe professionnelle sont des facteurs clés d’amélioration de l’attractivité française.
- Pour Robert Maury, il faut savoir faire des choix stratégiques forts et éviter le saupoudrage dans un contexte de concurrence internationale entre les territoires. Deux exemples: des ressources sur les canceropôles à concentrer sur un nombre restreint de villes et l’aéroport de Saint-Exupéry à positionner comme véritable 2ème porte d’entrée nationale.
- Pour Jérôme de Vitry, les ressources humaines françaises sont appréciées au niveau international, mais il regrette le manque de volonté entrepreneuriale des Français.
Grand succès pour la table ronde organisée le 10 février 2004, en partenariat avec la Direction des Investissements et Maroc Entrepreneurs, sur le thème « Entreprises de services au Maroc: nouvelles formes de délocalisation, opportunités de nouveaux marchés ou passerelle vers des technologies avancées?»
Autour de Franck Olivier VIAL (Le Nouvel Economiste) qui animait les débats, plusieurs intervenants de marque: M.ADERRAZZAK El MOSSADEQ, Ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé des Affaires économiques et générales et de la mise à niveau de l’économie du Royaume du Maroc, son excellence Hassan ABOUYOUB, ambassadeur de Sa Majesté à Paris, M.Mohamed BOUIGHAMEDANE, Directeur général de Assystem et M.YAHIA EL MIR, Président du Directoire de Sqli.
Les échanges se sont déroulés tant à la tribune que dans la salle avec des contributions de dirigeants d’Accor, d’Air France, d’Ernst & Young, de la banque commerciale du Maroc et plusieurs témoignages sont venus confirmer que les opérations marocaines étaient d’ores et déjà aux standards internationaux.
En terme de management des entreprises de services à très forte valeur ajoutée (exemple: Sqli, Assystem), les équipes marocaines ont les mêmes exigences mais aussi les mêmes résultats que dans les filiales européennes.
La conclusion fut limpide: Le Maroc sera-t-il le nouvel Eldorado, comme lieu de production des services et comme marché potentiel de consommation, des entreprises de services ?