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A la Une : « Je suis chef mais je souffre »

Définir ce middle management est une difficulté, pour Eric Vogler qui le qualifie «  d’entre deux » mais qui insiste sur son rôle crucial : « c’est la jonction entre la stratégie et le terrain, avec toutes les déformations possibles qu’il peut y avoir. Le dialogue et la confiance sont alors la clé de la réussite ».
« Le manager est très sollicité sur les projets transversaux, ajoute Sandra Bellier, car de son investissement dépend leur réussite opérationnelle (…/…) Il est essentiel d’instaurer un dialogue avec les managers sur leur propre rôle au sein de la structure. Reconnaître la difficulté du middle management, c’est valoriser toute une catégorie de managers oubliés, mais jusqu’où peut-on le faire sans augmenter les rémunérations ? »
D’autant que dans les grands groupes, ils peuvent représenter un nombre conséquent même si William Seemuller explique que Veolia a fondé sa culture d’entreprise sur des organisations décentralisées (plus de 2000 sociétés à travers le monde). Sur les 250 000 salariés, il y a
18 000 middle managers seulement du fait du très petit nombre de niveaux hiérarchiques.
Quant à Jean-Michel Aulas, il précise qu’à la suite du rachat de CCMX par Cegid, en 2004, le middle management est passé de 1400 à 2200 personnes. Une stratégie en 3 étapes a permis de réussir leur intégration dans la société, avec notamment la mise en place d’un plan d’adaptabilité pour accompagner la mobilité : le système de rémunération intègre des PEE et stocks options pour associer les collaborateurs au développement de l’entreprise (« spirale de la victoire »).
 
Un compte rendu de cette réunion du 31 mars 2005 est disponible auprès de Valérie Martin-Onraet, tél. 04 78 33 48 44 – fax. 04 78 33 03 53, e-mail : martin-onraet@em-lyon.com


Sandra BELLIER

Jean-Michel AULAS

William SEEMULLER